10 min.
Bon ça fait un moment que je n'ai pas posté, inutile de râler, ou de vous réjouir d'ailleurs.
Je suis toujours vivant mais mon existance virtuelle est des plus éthérées. Je navigue, je vogue, je passe de sites habituels en sites habituels, je me déplae en vrai, je m'agite, je fais des choses et j'en laisse d'autres en plan, je cumule de téléchargements de musiques que je ne prends pas le temps d'écouter. Bref toujours le même, toujours là mais moins là.
8 min.
Je salue les quelques personnes qui lisaient ce blog habituellement. Salut !
Je doute de vous avoir manqué.
Est-ce que je vais revenir poster réguliérement ? pourquoi pas ...
Dans le fond, dans ce genre d'exercice on se fiche d'être lu ou pas (on c'est moi). C'est juste l'occasion de se défouler. De se rapeller qu'on existe, et de rapeller à l'internet (qui s'en moque) ma présence.
Je suis là !
Et j'ai rien à dire. Du moins rien en 5min.
5 min.
Il s'est passé des choses depuis la derniére fois, un paquet. J'ai des projets, j'ai fait des trucs, et je m'ennuie toujours au taf.
4 min.
Mais tout ça me paraît difficile à résumer. Et puis je n'en ai pas envie. Alors on va dire que l'an 0 commence maintenant. Eternel recommencement, je suis le Dieu créateur insatisfait de sa propre création mais qui a la flemme de tout recommencer à zéro. Alors je m'envoie tel un messie sur mes propres terres, et je passe le message : "Une nouvelle éré approche et seuls ceux qui me lisent seront sauvés". Et puis plutôt que de recommencer la création et corriger les erreurs, je repars avec les mêmes cartes, mêmes pas redistribuées.
1 min.
Parcequ'un Big Bang ça demande trop d'énergie, d'envie, et puis il faudrait avorir l'ambition et surtout la simple possibilité de pouvoir faire mieux. Or je suis comme je suis même si je change. Alors restons le même.
0
pschiiitttt
mardi 20 avril 2010
Speed bloging
Publié par
VascoVince
1 commentaires pertinents
Libellés : états d'âme
vendredi 10 juillet 2009
Le goût du drame
J'ai vraiment impression que les gens ont le goût du drame. Avec le métier que j'exerce, je suis confronté au sordide, au misérable, à la bêtise, au quotidien. Tous les jours j'entends des gens se plaindre ou plus triste encore des gens revendiquer leur malheur.
Il semble que l'être humain, moderne, se soit habitués à justifier sa propre existence par une espèce de lutte permanente contre la vie elle-même.
Il ne se peut pas que tout aille bien. Car si tout allait bien, il ne serait plus quoi faire. Et dans notre société l'inactivité, l'oisiveté, et même la contemplation : le simple bénéfice du calme, sont perçus comme des crimes.
Les gens ne supportent pas que tout aille bien car dès lors ils n'ont rien à dire. Si toute leur vie était une simple succession d'événements indolores et quelconques alors qu'aurait-il à raconter ? Quels seraient-ils aux yeux des autres ?
Rien. Une simple forme de vie qui se sera reproduite et qui aura survécu le plus longtemps possible dans l'indifférence totale.
Et c'est en cela que ce serait insupportable. En effet en tant qu'animaux sociaux nous vivons au travers du regard des autres. Nous sommes, pour une grande partie, ce que pensent les autres de nous, ou pour le mois ce que nous croyons qu'ils pensent de nous. Notre identité se définit forcément via cette exigence. Il faut donc sans cesse prouver son existence.
Et quoi de mieux que de prétendre avoir à lutter constamment ?
Les gens adorent être des espèces de héros du quotidien.
« Moi j'ai des soucis ! Moi je fais face ! Moi j'en peux plus ! Moi ma famille elle a des problèmes ! » Et j'en passe. Pour souvent n'évoquer que les simples contraintes du quotidien, de leurs conditions d'occidentaux.
Je ne dis pas que les gens n'ont pas de problème. Je ne dis pas que la vie n'est pas une succession d'épreuves. Je ne dis pas que nous ne devons pas faire face à des drames, des tragédies, des frustrations, et douleurs. Au contraire.
Cependant il serait bon de pondérer un peu ce qui nous arrive.
Oui nous avons tous des problèmes. Et je suis un grand défenseur du fait que la philosophie du pire est une chose qui ne marche pas.
Il y a toujours pire ailleurs, mais cela ne justifie rien. Car s'il faut sans cesse refuser sa condition soit meilleur, plus supportable, plus humaine, sous prétexte que d'autres souffrent ou ne bénéficient pas des mêmes chances que nous, alors il devient impossible de s'extraire de sa propre condition, de se motiver au changement, de tenter de faire évoluer les choses, d'essayer de vivre mieux, ou tout simplement bien. Et ça c'est aussi insupportable.
Pour autant, et bien que je reconnaisse à tous aussi bien qu'à moi le droit de se plaindre. Il met de plus en plus difficile de voir certains qui sabotent leur vie plus ou moins consciemment. Combien de gens autour de nous se complaisent dans des histoires de couples dysfonctionnelles sans fin ? Combien revendiquent leurs problèmes de santé ? Combien se mettent dans la merde plus ou moins sciemment ? Tout simplement pour qu'il se passe quelque chose dans leur vie.
Trop.
Et si ce si angoissant qu'il ne se passe rien ?
Est-ce que moi aussi je sabote ma vie pour exister aux yeux des autres ?
Il est difficile de faire la différence entre angoisse, procrastination, et sabotages inconscients peut-être que je suis tout cela à la fois.
Publié par
VascoVince
2
commentaires pertinents
Libellés : états d'âme
mardi 5 mai 2009
Et patati ... et patata ...

L'angoisse et la procrastination.
Et il est constatable que je parle trop. Tout le temps, pour rien, par pure provocation, j'aime me sentir parler, j'aime me sentir écouté, et souvent moins on m'écoute plus j'en fais, mais aussi plus on m'écoute plus je parle. J'estime avoir des avis pertinents, mais parfois aussi je parle dans le vide. Ce besoin d'exister aux oreilles des autres n'est pas constructif. Forcement, puisque je met mon identité en jeu au bon vouloir des autres.
Ca n'est pas le cas. C'est évident. Et si c'est évident pour moi, ça doit l'être pour les plus perspicaces des autres.
Et puis concernant le sexe opposé, et bien légitiment on ne peut pas leur reprocher de ne pas me considérer en tant que prétendant sérieux.
Il y a quelque chose de très infantile dans ce comportement.
« je suis le fils agaçant de Jack. Je parle tout le temps et fort pour que mes parents aient de l'attention pour moi ».
J'ai encore aujourd'hui beaucoup de surprise, quand un adulte me traite d'égal à égal.
Je suis d'une immaturité consternante à 30 ans.
Ma production est correcte, je ne commet que peu de fautes, je ne suis pas en difficulté. Mais mon incapacité à me comporter en adulte me décridibilise. Je ne vois pas des collègues, je vois des camarades de classe. Et je ne peux pas m'empêcher d'essayer de déconner ou sympathiser avec eux.
Et puis pourquoi je ne me sens pas à ma place dans un monde d'adulte ? Je tourne tout à la farce.
Je ne supporte pas les gens qui se prennent au sérieux.
La certitude apparente qu'ils affichent, quant à ce qu'ils font et pourquoi il le font, me fascine.
Sont-ils délivrés du doute ?
Ne serai-je à jamais qu'un pitre ?
Fais chier.
Publié par
VascoVince
1 commentaires pertinents
Libellés : états d'âme
jeudi 23 avril 2009
Quoi de neuf ? Rien
Mais voilà le temps passe, et le grand sablier nous enseveli chaque jour un peu plus. Donc ?
Donc je vais quand même écrire un peu dans ce blog, histoire de l'alimenter a peu prés réguliérement comme je m'étais dit de le faire.
Alors...
Quoi de neuf Vasco ?
rien.
Le wrestlemania est passé, et c'était pas inoubliable : HBK - Undertaker reste un bon combat des 90's... en 2009 ; Y2J qui met la raclée à des papys c'était sympa (mais ça aurai eu une autre gueule contre Stone Cold), le reste c'était quelconque.
Le foot c'est plutôt sympa à regarder en ce moment, la league des champions on peut dire ce qu'on veut mais les matchs déchirent.
Lens semble capable de remonter en ligue 1, histoire d'y retourner jouer les seconds rôles.
En ce moment je matte des séries choppées sur le net :
House comme tout le monde ... la Saison 5 est correcte, mais ça tourne un peu à vide.
Drew Carrey, je sais c'est vieux, c'est naze, mais moi ça me fait marrer.
J'ai commencé Mad Men, c'est pas mal, trés soigné en tout cas.
Mon truc du moment c'est Two and a half men (Mon oncle Charlie), ça me fait bien marrer dans le train et c'est pile le format (20 min) qui me convient pour le train .
J'ai matté le 1er épisode de Reaper, une série qui ressemble à Dead like me sur le principe, sauf que vous remplacez les errements existensiels de l'héroïne par les super pouvoirs du héros. Divertissant (je regarderai la suite).
J'ai les deux saisons de Heroes à voir, j'avais vu que le début il y a maintenant un bon moment. (au pire je matterai Hayden Pannettiere ...).
J'ai repris football manager ... 2007, la version que je trouve la plus dynamique et agréable (et à laquelle je gagne).
Sinon grace aux trains, je consacre 12h par jour à mon travail je quitte à 7h00 et je rentre à 19h00. Donc je vis peu ...
Publié par
VascoVince
4
commentaires pertinents
Libellés : états d'âme
vendredi 13 mars 2009
Les congés
Ca y est ce soir je suis en congés !
Publié par
VascoVince
2
commentaires pertinents
Libellés : congés, états d'âme
mercredi 25 février 2009
Le salaire de la galére
Ainsi sur un salaire net :
Publié par
VascoVince
4
commentaires pertinents
Libellés : états d'âme, salaire
jeudi 19 février 2009
Vous êtes au boulot
Mon PC refonctionne, vous êtes de retour...
Publié par
VascoVince
2
commentaires pertinents
Libellés : états d'âme
dimanche 30 mars 2008
Stade de France, le bien nommé
stade de france by ~dragoforceLa raison de ma présence au Sdf le bien nommé, était la finale de la coupe qui sert à rien, dite "Coupe de la Ligue", dans laquelle s'affronte uniquement les clubs professionnels, parce que faut pas non les pousser à affronter des amateurs trop souvent, on se rendrai alors compte que la différence de niveau est parfois infime, mais surtout qu'en terme d'envie ces confrontations sont rarement à l'avantage de nos millionnaires en short.
Coupe de la ligue donc, finale même, et contre Paris s'il vous plaît, et si ça ne vous plaît pas c'est pareil. Club fabriqué de toutes pièces dans les années 70 pour amuser les bourgeois d'Auteuil, Paris, sa magie, ses supporters inimitables, ses "crises" pour remplir les pages du Parisien (la feuille de chou) et de l'Equipe ( journaux qui appartiennent d'ailleurs au même groupe industriel), et tout ce qui fait envie dans une métropole déraisonnable, grise, triste et prétentieuse. Le PSG face à Lens, le Racing Club, fabriqué lui pour endormir les masses laborieuses des houillères, club au passé bien moins prestigieux que son adversaire bien qu'étant son aîné de prés de 70 ans, club spécialiste des places d'honneur dont personne ne se souvient, et qui ne parviens pas à tourner la page de ses ambitions de la fin du 20eme siècle, où il avait connu une gloire éphémère et relative (2 titres, ce qui fait peu par rapport aux 9 coupes, 2 championnats et une coupe d'europe de son adversaire du jour). Le RCL porte drapeau d'une région, du moins il se revendiquait encore comme tel il y a quelques temps, qui se présente depuis quelques années avec des ambitions démesurées au regard de ses moyens, et qui vit aujourd'hui une agonie sportive due à une gestion pour le moins ratée de la campagne de recrutement (car dans le football moderne pour recruter il faut partir en campagne et être bien armé de ses millions d'euros et d'une liste de choix longue comme le bras puisqu'on change les 2/3 de l'équipe chaque année, en particuliers à Lens).
Lens mon club, pour lequel je n'avais que peu d'illusion pour ce samedi soir, et Paris, le club haït.
Et quel ne fût pas ma chance (mais alors pas du tout) d'assister à cette rencontre.
Arrivé tôt au Stade de France, j'avais pu me promener sur la magnifique esplanade de béton bordée du périphérique et qui offre une vue magnifique sur le 93, et j'ai ainsi pu rêver à la beauté de Babylone, constater sa froideur, son absence d'unité architecturale, son flot de véhicules puants qui le parcours comme une nuée de cafards grouillant, ses tours d'"habitation", ses immeubles fonctionnels où de pauvres types doivent gâcher leur vie, ou pire se prendre au sérieux. Je me sentais déjà particulièrement bien.
Entré dans le stade, je passe à la fouille : tradition désormais bien entrée dans les moeurs, n'importe quel type en uniforme, ou équipé d'un k-way flashy peut vous asséner des ordres, et vous de vous exécutez immédiatement sous peine d'être débarrassé de l'endroit manu-militari. C'est ce qui arriva justement à un type à côté de moi, qui à eu le malheur de ne pas coopérer avec les forces de l'ordre avec suffisamment de zèle, s'en est suivi une grosse bousculade à 50 cm de moi. Je suis resté immobile de crainte de me manger un coup perdu, observant le pauvre gars se faire secouer par 4 CRS utilisant alors la "force strictement nécessaire" pour déposséder l'homme d'un objet auquel il tenait et dont il ne voulait se départir, le tout au son des hurlements effrayés de sa femme. Après cette charmante entrée en matière, je me sentais encore mieux.
Entré dans le stade parmi les premiers, j'ai la chance d'assister à une opposition entre les poussins 98 et 99 de Paris et de Lens, car oui ce soir est un grand soir (mais pas le grand soir), il y aura plein d'animation nous annonce t'on dans les enceintes, car le Stade de France fête ses 10 ans. Je ne vois pas bien l'intérêt de fêter les 10 ans d'un gigantesque amat de béton et d'acier, à part peut-être pour les gens de chez Bouygues, qui peuvent se féliciter des 10 premières années d'amortissement financées par nos impôts de ce stade extrêmement rentable... pour eux. Les petits matchs entre les petits joueurs sont divertissants, même si un gars pas loin de moi se met à siffler les gosses du PSG, je lui fait alors remarquer que siffler des gamins de 10 ans c'est un peu débile, il me réponds : "on encourage les nôtres !", moi je n'aurai pas l'énergie de lui faire remarquer que siffler "l'adversaire" ça n'est pas encourager son équipe, et que "l'adversaire" en l'espèce il a dix ans...
Viens ensuite le concert de 30 minutes de la star mondiale Cali (non pas la déesse indienne mais un obscure chanteur de chansonnette pour demoiselles, enfin obscure pour moi a-priori mais je ne regarde pas la tv et je n'écoute pas la radio). Il chantera des trucs fades et musicalement très oubliables, mais viendra faire le show devant le virage lensois, qui est toujours très réceptif à ce genre de conneries, et cela donnera un moment sympathique.
On remballe la scène sur le terrain, et en tribune on aimerait bien mettre l'ambiance, mais comme on a du mal à entendre son voisin quand il vous parle à cause de la sono qui crache les quatre même pubs en boucle c'est un peu difficile. La pub domine le stade, la pub domine la France.
Et là ! Apothéose ! La "cérémonie d'ouverture". Pour les 10 ans, du Stade de France (bien nommé selon moi, car bien à l'image de la France), on nous imposa une interminable (mais très minable) mise en scène, où pêle mêle, sont sont venus des hommes aux couleurs des deux clubs enfermés dans des bulles en plastique, qui traverserons mollement le terrain pour exécuter une corégraphie aussi longue que dénuée d'esthétique ou de sens évident. Arrive ensuite les deux parachutistes au couleurs de chaque club, et j'ai bien du mal à m'émerveiller devant cette "prouesse". Mais ça n'est pas fini arrive enfin un troisième parachustise (ou parapentise d'ailleurs, je me fiche complètement de la différence), censé être un arbitre, mais qui se révèle, après une astucieuse transformation vestimentaire, être une femme pulpeuse, vêtue d'une robe à paillettes digne des années 70, elle sortira ensuite le trophée du soir de quelque part, mais je ne sais pas trop dire d'où, mon attention ayant décliné proportionelle ment à l'intérêt du "spectacle".
Le tout s'étant déroulé sur le musique de films à grands succès américains, le publique a applaudit gentiment quand cela c'est enfin terminé, et le speaker s'est fendu d'un commentaire élogieux et enthousiaste sur cet "événement", offert par on-ne-sait-qui pour les 10 ans du stade.
Après tout ça on en oublierai presque que la raison de notre présence en ce lieu, c'est quand même un match de foot, mais l'entrée des joueurs, nous le rappellera bien à propos.
En ce qui concerne le match je n'en dirai rien, je n'ai pas envie L'ambiance dans les tribune fut elle digne des montagnes russes, des fois très bien, des très nulles, pareil pour du côté des parisiens, on n'entends pas grand chose dans ce stade conçu pour des spectateurs.
Pour le fameux penalty, chacun se fera son opinion, moi j'ai la mienne, mais faut bien reconnaître que tout le monde s'en fiche.
Publié par
VascoVince
2
commentaires pertinents
Libellés : états d'âme
samedi 16 février 2008
A mon tour de vomir ma haine de ce monde.

loneliness by ~toko
Mes camarades l'ont fait avec brio (voir les deux sites ardemment conseillés). Mais j'ai moi aussi mon mot à dire. Et pas qu'un seul même.
Dans quel monde vivons nous ?
j'évolue parmis des gens qui vivent entre médiocrité subie et entretenue, à coup de télévision débile, de culture verrouillée par les élites, de misérabilisme entré dans les moeurs, pauvreté, précarité, agressivité, valeurs humanistes foulées au pied par "soucis de réalisme", et autres considérations consternantes. Et j'ai la nausée.
Les gens se traitent comme des chiens, et traitent leurs chiens mieux que leurs semblables.
Les élites se moquent de classes moyennes en entretenant leur futiles espoirs d'accéder à la même aisance qu'eux.
Les classes moyennes méprisent et craignent les plus pauvres de peur de perdre les minables biens qu'ils ont accumulés pendant des heures de frustrations et d'obéissance rémunérées. Et ils ne songent pas un instant en regarder ceux qui sont au-dessus d'eux, trop occuper à craindre ceux qui se traînent juste au dessous de leur situation.
Les plus pauvres traînent d'ailleurs leurs gueules sur le macadam dans une indifférence feinte, et interpellent, insultent, supplient parfois en crevant sous nos yeux.
Et moi au milieu de tout ça j'ai bien du mal à faire comme si.
Comme si, seul, mon pathétique et vain destin, était quelque chose de hautement important, qui impliquerai que je me prenne très au sérieux, que je lutte pour me place (même si lutter pour sa place sa veut dire lutter contre les autres), que je crois à ce que je fais, que j'y croirai si fort que j'en oublierai que tout simplement un jour je vais crever et que ça n'aura aucune importance.
Je n'ai vraiment pas envie de faire comme si.
Vraiment pas envie d'écouter le jugement sur moi d'abrutis qui sont tout ce que je méprise. Vraiment pas envie, d'accumuler des objets dont je n'ai pas besoin et de les remplacer quand j'en aurai l'occasion plutôt que lorsque c'est nécessaire. Vraiment pas envie de me pourrir l'existence à échanger mon temps contre de l'argent. Vraiment pas envie, d'être "informé" sur toute la misère du monde, sur la violence ailleurs, sur la chance que j'ai d'agoniser dans la pollution, dans le stress, la solitude, l'inquiétude et l'oppulence en occident. Vraiment pas envie, de fermer ma gueule. Vraiment pas d'ignorer tout les clodos parce que de toute façon, ils sont trop nombreux, ils sont alcoolisés, ils sentent mauvais. Vraiment pas envie d'être à leur place. Vraiment pas envie d'avoir peur des étrangers alors que mon grand père était un étranger. Vraiment pas envie de voter pour des visages derrière lesquels il n'y a pas de projet de société, ou pire encore un projet de société que je refuse. Vraiment pas envie de cautionner ce systéme en votant d'ailleurs. Vraiment pas envie de laisser les autres décider à ma place. Vraiment pas envie qu'on me prenne pour un gamin. Vraiment pas envie qu'on me manipule. Vraiment pas envie d'être un de ceux qui entretiennent le systéme. Vraiment pas envie de croire en des contes de fée sur l'âme éternel, sur un grand créateur qui n'a rien d'autre à foutre de se demander si on a été sage et obéissant ou pas, et autres conneries sur la vie après la mort. Vraiment pas envie de croire que je détient la vérité, et encore moins d'essayer d'imposer ma vision du monde aux autres. Vraiment pas envie de renoncer à mes convictions pour m'intégrer où que ce soit et avec qui que ce soit. Vraiment pas envie qu'on essaie de me faire croire que j'ai des choix à faire et que je suis entiérement, totalement et irrémédiablement responsable de toutes les merdes qui m'arrive. Vraiment pas envie de grand chose ...
Peut-être que je n'ai toujours pas tourné la page d'un adolescence rebelle (même si je n'étais pas rebelle dans mon adolescence), que je n'ai toujours pas grandi, que je ne suis toujours pas un adulte qui encaisse plus ou moins en silence, plus ou moins avec l'aide d'antidépresseurs, d'alcool, de clopes, de je ne-sais-quelle drogue. Peut-être que je suis un inadapté social, ou psychologique, que quelque chose a foiré dans mon éducation, dans mes expériences de vie, dans ma physiologie, qui fait qu'aujourd'hui je souffre à la vue du monde dans lequel j'évolue et qui me semble insoutenable par moment. Mais en attendant quelque soit le merdier, intérieur ou extérieur, à l'origine de ma souffrance, je souffre.
Je sais que je suis risible de me répandre en considération navrante sur l'état des choses et sur mes petits états d'âmes.
Alors quitte à être risible, je le serai jusqu'au bout en publiant les mots qu'utilisait un humoriste américain pour conclure ses spectacles, plutôt que ceux d'un éminent philosophe pour terminer :
“The world is like a ride in an amusement park. And when you choose to go on it, you think it’s real because that’s how powerful our minds are. And the ride goes up and down and round and round. It has thrills and chills and it’s very brightly coloured and it’s very loud and it’s fun, for a while. Some people have been on the ride for a long time and they begin to question, is this real, or is this just a ride? And other people have remembered, and they come back to us, they say, “Hey – don’t worry, don’t be afraid, ever, because, this is just a ride…” And we… kill those people. “We have a lot invested in this ride. Shut him up. Look at my furrows of worry. Look at my big bank account and my family. This just has to be real.” Just a ride. But we always kill those good guys who try and tell us that, you ever notice that? And let the demons run amok. But it doesn’t matter because: It’s just a ride. And we can change it anytime we want. It’s only a choice. No effort, no work, no job, no savings and money. A choice, right now, between fear and love. The eyes of fear want you to put bigger locks on your doors, buy guns, close yourself off. The eyes of love, instead, see all of us as one. Here’s what we can do to change the world, right now, to a better ride. Take all that money that we spend on weapons and defences each year and instead spend it feeding and clothing and educating the poor of the world, which it would many times over, not one human being excluded, and we could explore space, together, both inner and outer, forever, in peace.”
Bill Hicks
La prochaine fois il y aura une nouvelle de publiée, normalement. (pour ceux que ça intéresse) .
Publié par
VascoVince
2
commentaires pertinents
Libellés : états d'âme
dimanche 27 janvier 2008
Prêt à Blogger Vasco ?
Publié par
VascoVince
2
commentaires pertinents
Libellés : états d'âme



