Affichage des articles dont le libellé est états d'âme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est états d'âme. Afficher tous les articles

mardi 20 avril 2010

Speed bloging

10 min.

Bon ça fait un moment que je n'ai pas posté, inutile de râler, ou de vous réjouir d'ailleurs.

Je suis toujours vivant mais mon existance virtuelle est des plus éthérées. Je navigue, je vogue, je passe de sites habituels en sites habituels, je me déplae en vrai, je m'agite, je fais des choses et j'en laisse d'autres en plan, je cumule de téléchargements de musiques que je ne prends pas le temps d'écouter. Bref toujours le même, toujours là mais moins là.

8 min.

Je salue les quelques personnes qui lisaient ce blog habituellement. Salut !
Je doute de vous avoir manqué.
Est-ce que je vais revenir poster réguliérement ? pourquoi pas ...
Dans le fond, dans ce genre d'exercice on se fiche d'être lu ou pas (on c'est moi). C'est juste l'occasion de se défouler. De se rapeller qu'on existe, et de rapeller à l'internet (qui s'en moque) ma présence.
Je suis là !
Et j'ai rien à dire. Du moins rien en 5min.

5 min.

Il s'est passé des choses depuis la derniére fois, un paquet. J'ai des projets, j'ai fait des trucs, et je m'ennuie toujours au taf.

4 min.

Mais tout ça me paraît difficile à résumer. Et puis je n'en ai pas envie. Alors on va dire que l'an 0 commence maintenant. Eternel recommencement, je suis le Dieu créateur insatisfait de sa propre création mais qui a la flemme de tout recommencer à zéro. Alors je m'envoie tel un messie sur mes propres terres, et je passe le message : "Une nouvelle éré approche et seuls ceux qui me lisent seront sauvés". Et puis plutôt que de recommencer la création et corriger les erreurs, je repars avec les mêmes cartes, mêmes pas redistribuées.

1 min.

Parcequ'un Big Bang ça demande trop d'énergie, d'envie, et puis il faudrait avorir l'ambition et surtout la simple possibilité de pouvoir faire mieux. Or je suis comme je suis même si je change. Alors restons le même.

0
pschiiitttt

vendredi 10 juillet 2009

Le goût du drame




J'ai vraiment impression que les gens ont le goût du drame. Avec le métier que j'exerce, je suis confronté au sordide, au misérable, à la bêtise, au quotidien. Tous les jours j'entends des gens se plaindre ou plus triste encore des gens revendiquer leur malheur.

Il semble que l'être humain, moderne, se soit habitués à justifier sa propre existence par une espèce de lutte permanente contre la vie elle-même.
Il ne se peut pas que tout aille bien. Car si tout allait bien, il ne serait plus quoi faire. Et dans notre société l'inactivité, l'oisiveté, et même la contemplation : le simple bénéfice du calme, sont perçus comme des crimes.

Les gens ne supportent pas que tout aille bien car dès lors ils n'ont rien à dire. Si toute leur vie était une simple succession d'événements indolores et quelconques alors qu'aurait-il à raconter ? Quels seraient-ils aux yeux des autres ?
Rien. Une simple forme de vie qui se sera reproduite et qui aura survécu le plus longtemps possible dans l'indifférence totale.

Et c'est en cela que ce serait insupportable. En effet en tant qu'animaux sociaux nous vivons au travers du regard des autres. Nous sommes, pour une grande partie, ce que pensent les autres de nous, ou pour le mois ce que nous croyons qu'ils pensent de nous. Notre identité se définit forcément via cette exigence. Il faut donc sans cesse prouver son existence.
Et quoi de mieux que de prétendre avoir à lutter constamment ?
Les gens adorent être des espèces de héros du quotidien.
« Moi j'ai des soucis ! Moi je fais face ! Moi j'en peux plus ! Moi ma famille elle a des problèmes ! » Et j'en passe. Pour souvent n'évoquer que les simples contraintes du quotidien, de leurs conditions d'occidentaux.

Je ne dis pas que les gens n'ont pas de problème. Je ne dis pas que la vie n'est pas une succession d'épreuves. Je ne dis pas que nous ne devons pas faire face à des drames, des tragédies, des frustrations, et douleurs. Au contraire.
Cependant il serait bon de pondérer un peu ce qui nous arrive.

Oui nous avons tous des problèmes. Et je suis un grand défenseur du fait que la philosophie du pire est une chose qui ne marche pas.
Il y a toujours pire ailleurs, mais cela ne justifie rien. Car s'il faut sans cesse refuser sa condition soit meilleur, plus supportable, plus humaine, sous prétexte que d'autres souffrent ou ne bénéficient pas des mêmes chances que nous, alors il devient impossible de s'extraire de sa propre condition, de se motiver au changement, de tenter de faire évoluer les choses, d'essayer de vivre mieux, ou tout simplement bien. Et ça c'est aussi insupportable.

Pour autant, et bien que je reconnaisse à tous aussi bien qu'à moi le droit de se plaindre. Il met de plus en plus difficile de voir certains qui sabotent leur vie plus ou moins consciemment. Combien de gens autour de nous se complaisent dans des histoires de couples dysfonctionnelles sans fin ? Combien revendiquent leurs problèmes de santé ? Combien se mettent dans la merde plus ou moins sciemment ? Tout simplement pour qu'il se passe quelque chose dans leur vie.
Trop.

Et si ce si angoissant qu'il ne se passe rien ?
Est-ce que moi aussi je sabote ma vie pour exister aux yeux des autres ?

Il est difficile de faire la différence entre angoisse, procrastination, et sabotages inconscients peut-être que je suis tout cela à la fois.

mardi 5 mai 2009

Et patati ... et patata ...







L'angoisse et la procrastination.

Sont-ce ces deux pôles qui dirigent ma vie ?L'angoisse de ne pas y arriver. Combien de torture mentale me suis-je infligé ?

Le doute est le fondement de l'intelligence mais aussi le pire ennemi de la sérénité. "Celui qui accroît son savoir, accroît sa douleur" dit l'Ecclésiaste (parait-il).
Est-ce que plus l'on doute plus l'on sait ?

En tout cas il est certain que plus l'on doute plus l'on souffre. Et voila une certitude qui ne m'apporte aucun répit.

" La vie donc oscille, comme un pendule, de droite à gauche, de la souffrance à l'ennui.".

En ce moment je m'ennuie plus que je ne souffre, je devrai donc m'en satisfaire.

Mais cela paraît difficile. Il est toujours difficile de se satisfaire. D'ailleurs si j'en étais capable, je n'aurai pas le poids que j'ai. Il m'en faut plus. Toujours un peu plus, toujours un peu trop. Manger plus, parler plus, manger trop, parler trop.

J'ai sans doute une fixation au stade orale. Wikipédia me dit "Le "fruit social" de ce stade oral est le langage, la parole".
Et il est constatable que je parle trop. Tout le temps, pour rien, par pure provocation, j'aime me sentir parler, j'aime me sentir écouté, et souvent moins on m'écoute plus j'en fais, mais aussi plus on m'écoute plus je parle. J'estime avoir des avis pertinents, mais parfois aussi je parle dans le vide. Ce besoin d'exister aux oreilles des autres n'est pas constructif. Forcement, puisque je met mon identité en jeu au bon vouloir des autres.

J'en fait trop. Je suis dans la provocation en permanence, il faut que je sente les autres réagir à mes divagation, pour me sentir exister. Il me faut du retour, le fameux « feedback » des cours de communication. Alors que justement dans ma provocation je m'évertue à dire que je me fous de tout. Mais si je me foutais de tout, je me foutrais des autres et de l'intérêt qu'ils me portent ou ne me portent pas.

Ca n'est pas le cas. C'est évident. Et si c'est évident pour moi, ça doit l'être pour les plus perspicaces des autres.

Quand j'étais à l'université, je parlais du « syndrome du clown ». C'est ce que j'avais nommé en constatant le rapport des autres avec moi. Dans l'ensemble, on me considérait, on m'appréciais pour certains, mais on ne pouvait évidemment pas me prendre au sérieux. Quand un type passe son temps à balancer des tartes à la crème à tout vas, quand il dit « je suis triste » les autres se marrent encore.

Et puis concernant le sexe opposé, et bien légitiment on ne peut pas leur reprocher de ne pas me considérer en tant que prétendant sérieux.

« Femme qui rie, femme à moitié dans ton lit », dit l'expression populaire. Mais c'est éminemment faux. Un femme que tu fais rire, tu la divertis mais tu l'attire pas pour autant (voire le contraire même). Et il faut bien me souvenir comme j'ai galéré à l'époque.
Il y a quelque chose de très infantile dans ce comportement.

« je suis le fils agaçant de Jack. Je parle tout le temps et fort pour que mes parents aient de l'attention pour moi ».

J'ai encore aujourd'hui beaucoup de surprise, quand un adulte me traite d'égal à égal.
Je suis d'une immaturité consternante à 30 ans.

Bien sûr je cultive cette immaturité, je l'a chéri même dans une certaine mesure.
Mais professionnellement je vais passer de plus en plus pour un bouffon.
Ma production est correcte, je ne commet que peu de fautes, je ne suis pas en difficulté. Mais mon incapacité à me comporter en adulte me décridibilise. Je ne vois pas des collègues, je vois des camarades de classe. Et je ne peux pas m'empêcher d'essayer de déconner ou sympathiser avec eux.

Alors évidemment, je suis plutôt populaire, mais suis-je crédible ?
Et puis pourquoi je ne me sens pas à ma place dans un monde d'adulte ? Je tourne tout à la farce.
Je ne supporte pas les gens qui se prennent au sérieux.
Mais n'est-il pas légitime de se prendre un minimum au sérieux ?

Pourquoi suis-je intolérant envers le premier degré ?

J'ai longtemps dit que se prendre au premier degré, se prendre au sérieux, se croire important, c'est grave. Les gens comme ça m'inquiètent. Il me font peur même.

Mais aujourd'hui quand je le regarde, je me demande si je ne devrais pas les envier.
La certitude apparente qu'ils affichent, quant à ce qu'ils font et pourquoi il le font, me fascine.
Sont-ils délivrés du doute ?

Ce doute qui me fait souffrir.

Serai-je enfin serin si je parvenais à nier l'inanité des choses de la vie ?
Ne serai-je à jamais qu'un pitre ?

Fais chier.

jeudi 23 avril 2009

Quoi de neuf ? Rien

Toujours au taf, toujours pas envie, toujours rien à raconter.

Mais voilà le temps passe, et le grand sablier nous enseveli chaque jour un peu plus. Donc ?
Donc je vais quand même écrire un peu dans ce blog, histoire de l'alimenter a peu prés réguliérement comme je m'étais dit de le faire.

Alors...

Quoi de neuf Vasco ?

rien.

Le wrestlemania est passé, et c'était pas inoubliable : HBK - Undertaker reste un bon combat des 90's... en 2009 ; Y2J qui met la raclée à des papys c'était sympa (mais ça aurai eu une autre gueule contre Stone Cold), le reste c'était quelconque.
Le foot c'est plutôt sympa à regarder en ce moment, la league des champions on peut dire ce qu'on veut mais les matchs déchirent.
Lens semble capable de remonter en ligue 1, histoire d'y retourner jouer les seconds rôles.

En ce moment je matte des séries choppées sur le net :
House comme tout le monde ... la Saison 5 est correcte, mais ça tourne un peu à vide.
Drew Carrey, je sais c'est vieux, c'est naze, mais moi ça me fait marrer.
J'ai commencé Mad Men, c'est pas mal, trés soigné en tout cas.
Mon truc du moment c'est Two and a half men (Mon oncle Charlie), ça me fait bien marrer dans le train et c'est pile le format (20 min) qui me convient pour le train .
J'ai matté le 1er épisode de Reaper, une série qui ressemble à Dead like me sur le principe, sauf que vous remplacez les errements existensiels de l'héroïne par les super pouvoirs du héros. Divertissant (je regarderai la suite).
J'ai les deux saisons de Heroes à voir, j'avais vu que le début il y a maintenant un bon moment. (au pire je matterai Hayden Pannettiere ...).


J'ai repris football manager ... 2007, la version que je trouve la plus dynamique et agréable (et à laquelle je gagne).

Sinon grace aux trains, je consacre 12h par jour à mon travail je quitte à 7h00 et je rentre à 19h00. Donc je vis peu ...

vendredi 13 mars 2009

Les congés

Ca y est ce soir je suis en congés !

Yahou ! Youpi ! Tralala !

Je vais donc me comporter comme un évadé de prison, (cf. Houellebcq).

Je vais me sauver, changer de décors. Fuir ce quotidien que je vous décris en long en largue.

Et puis ... et puis voila ... Il faudra bien revenir, pour recommencer ... à attendre les congés.

Je suis absent de tout enthousiasme, mais seule perspective c'est de jouer ce soir à PES avec mon équipe de league master (je viens de recruter Ribery, il court vite c'est cool).

Voila après faudra que je nettoie chez moi. Il y a une semaine de bordel à remettre en ordre, sortir les poubelles, faire la vaiselle, préparer la valise, mettre le réveil, me brosser les dents, dormir ...

Puis metro lille, train, metro paris, train, voiture. 3 jours ailleurs, 3 jours autres, différents, mieux. Puis voiture, train, metro paris, train, metro lille. Puis faire les courses, faire un peu de ménage, faire les papiers. Jouer à PES. Puis reprendre le boulot ... et attendre les prochains congés.

Tout est extremement prédictible et sans intérêt.


mercredi 25 février 2009

Le salaire de la galére


Une journée, 30 dossiers, il m'en 90 à revoir. Quelle joie de "faire le point sur son effectif" ...

Tout ça pour quoi ?

Ben je me le demande.

Je sais que je me léve le matin pour toucher le salaire de la fin du mois, mais quand on fait le calcul je me léve surtout pour payer des trucs qui me permettent de ... me rendre au boulot.

Ainsi sur un salaire net :

Je bosse un mois par an pour payer mes impôts (normal, il en faut).
Je bosse un peu moins de deux mois pour me rendre au travail (frais de transport à ma charge).
Je bosse prés de 4 mois pour engraisser mon proprio, et vivre dans le palais qu'il me laisse occuper.
A noter que je n'ai pas de crédit, mais en même temps je ne posséde rien : quelques bouquins, une tv, un pc, et une bagnole avec 300.000 km au compteur, deux semaines de fringues bon marché, quelques milliers d'euros d'économie (pas de quoi s'acheter une voiture neuve) sur un compte moins bien rémunéré que l'inflation et c'est tout.


Alors on pourrait croire que je m'enrichis, mais comme je bouffe (2 mois de salaire par an), je paye des abonnements téléphones - électricité (prés d'un mois), il semblerai que c'est pas demain que je vais me payer Manchester City.
Additionnons !
Sur un an : 1 + 2 + 4 + 2 + 1 = 10, mais arrondissons à 9 parceque j'ai compté largue.

Sur un an je travaille 9 mois pour être en état de travailler, aller et être au travail.

jeudi 19 février 2009

Vous êtes au boulot




Mon PC est tombé en panne... Ma machine en rade, comme ça, sans prévenir. Et puis se passe un mois et des brouettes sans internet, et sans vous poster de messages, comme ça, sans prévenir.


De temps en temps, j'ai pensé à ce blog, quand j'avais une ou deux pensées haineuses, j'y ai pensé, quand j'avais le cafard et que je me disais tiens si j'en parlais un peu sur mon blog.


Et puis là, je suis au boulot et j'ai pas envie, pas envie du tout.


Alors, on me paie à écrire à longueur d'année, et bien là, à l'instant j'écris pour moi et pour vous, et on me paiera quand même. C'est chouette pourrais t'on se dire, mais ça prouve juste que je serai mieux chez moi, enfin je serai mieux ailleurs.


Ca fait trois-quatre mois que je n'ai pas pris de congés, pourtant je suis gavé... j'ai pas envie de bosser cet aprés-midi, vraiment pas. Et je n'aurai pas de congés avant encore un bon mois. Je suis vraiment trop con.


Mais au moins venir au boulot ça m'occupe. Ca m'occupe mal, mais ça m'occupe.



Quand votre PC est en panne, un nouveau monde de perspectives s'offre à vous.


Vous pourriez aller dans le cinéma de l'autre côté de la rue (2 minutes à pieds), mais non ...


Vous pourriez lire, lire ces 4-5 bouquins que vous avez laissé entre le tiers, la moitié, et les deux tiers depusi des mois. Vous pouriez, ils ne sont pas mauvais ces bouquins, mais non ...


Quand votre PC est en panne, vous pourriez sortir, juste pour sortir ... ou alors pour prendre des photos vous avez un nouvel appareil qu'on vous a offert, ça vous intéressait la photo, mais non ... il fait froid en plus.


Quand votre PC est en panne, vous pourriez tenter de remotiver votre libido, essayer de développer vos propres fantasmes plutôt que de chercher du porno sur le net comme vous le faites quand le PC fonctionne, mais non... Un magazine soft acheté en revenant du boulot suffira, larguement ...


Quand votre PC est en panne, vous pourriez vous faire à bouffer, prendre un peu de temps pour ça, cuisiner pour apprécier ce que vosu mangez, plutôt que manger pour se gaver mais il faudrait faire la vaisselle, alors non ... y'a un chinois, un kebab, un McDo, et des plats micro-ondables plein votre rue, alors vous sortez... et puis en fait non ... vous passez vite fait en revenant du boulot avec votre magazine dans la poche.


Quand votre PC est en panne, vous pourriez appeler vos amis, vous pourriez ! mais non ... Rien à raconter... pas envie de dire que votre PC est en panne.




Quand votre PC est en panne, il fait froid. Et vous êtes au boulot du matin au soir.


Alors vous rebranchez une vieille PS2 qui prennais la poussiére, et vous vous dites qu'un petit jeu de foot ça occupera l'esprit... en tout cas ça devrais...




Et puis vous récupérez votre PC, et là vous réinstaller les mêmes jeux, vous remettez en favoris les 3 mêmes sites, vous mettez en téléchargement du catch et des albums de metal que vous n'écouterez qu'une seule fois au mieux. Vous retrouvez ces jeunes femmes nues, offertes, en photo ou en video. Elle ne vous ont pas vraiment manqués mais vous les retrouvez.


Vous ne faites toujours pas la cuisine, ni la vaisselle... Vous ne sortez surement pas. Et vous n'appelez toujours pas vos amis...


Toujours pas.

Mon PC refonctionne, vous êtes de retour...






dimanche 30 mars 2008

Stade de France, le bien nommé

stade de france by ~dragoforce

A mon tour de vous faire de mon "aventure" sur les plaines hostiles et battues par le vent de Saint Denis. Ainsi je fais échos aux propos de Djim (monde de merde) qui nous décrivait son périple personnel dans le vaisseau de béton il y a quelques temps.

La raison de ma présence au Sdf le bien nommé, était la finale de la coupe qui sert à rien, dite "Coupe de la Ligue", dans laquelle s'affronte uniquement les clubs professionnels, parce que faut pas non les pousser à affronter des amateurs trop souvent, on se rendrai alors compte que la différence de niveau est parfois infime, mais surtout qu'en terme d'envie ces confrontations sont rarement à l'avantage de nos millionnaires en short.

Coupe de la ligue donc, finale même, et contre Paris s'il vous plaît, et si ça ne vous plaît pas c'est pareil. Club fabriqué de toutes pièces dans les années 70 pour amuser les bourgeois d'Auteuil, Paris, sa magie, ses supporters inimitables, ses "crises" pour remplir les pages du Parisien (la feuille de chou) et de l'Equipe ( journaux qui appartiennent d'ailleurs au même groupe industriel), et tout ce qui fait envie dans une métropole déraisonnable, grise, triste et prétentieuse. Le PSG face à Lens, le Racing Club, fabriqué lui pour endormir les masses laborieuses des houillères, club au passé bien moins prestigieux que son adversaire bien qu'étant son aîné de prés de 70 ans, club spécialiste des places d'honneur dont personne ne se souvient, et qui ne parviens pas à tourner la page de ses ambitions de la fin du 20eme siècle, où il avait connu une gloire éphémère et relative (2 titres, ce qui fait peu par rapport aux 9 coupes, 2 championnats et une coupe d'europe de son adversaire du jour). Le RCL porte drapeau d'une région, du moins il se revendiquait encore comme tel il y a quelques temps, qui se présente depuis quelques années avec des ambitions démesurées au regard de ses moyens, et qui vit aujourd'hui une agonie sportive due à une gestion pour le moins ratée de la campagne de recrutement (car dans le football moderne pour recruter il faut partir en campagne et être bien armé de ses millions d'euros et d'une liste de choix longue comme le bras puisqu'on change les 2/3 de l'équipe chaque année, en particuliers à Lens).

Lens mon club, pour lequel je n'avais que peu d'illusion pour ce samedi soir, et Paris, le club haït.

Et quel ne fût pas ma chance (mais alors pas du tout) d'assister à cette rencontre.

Arrivé tôt au Stade de France, j'avais pu me promener sur la magnifique esplanade de béton bordée du périphérique et qui offre une vue magnifique sur le 93, et j'ai ainsi pu rêver à la beauté de Babylone, constater sa froideur, son absence d'unité architecturale, son flot de véhicules puants qui le parcours comme une nuée de cafards grouillant, ses tours d'"habitation", ses immeubles fonctionnels où de pauvres types doivent gâcher leur vie, ou pire se prendre au sérieux. Je me sentais déjà particulièrement bien.

Je me dirige vers la porte de ma tribune, et je contemple un gamin bouteneux effondré sur un rebord de l'esplanade, endormi dans son vomi (ou comateux), avec à ses pieds quelques canettes de bière vides, tandis qu'autour de moi, quelques lensois invectivent les rares parisiens qui passent là en les traitant de tout les noms (bien qu'avec une préférence pour les insultes homophobes), et à nouveau je me sens super bien, et je me dis que ce stade me propose une jolie vision de la France, la vraie.


Entré dans le stade, je passe à la fouille : tradition désormais bien entrée dans les moeurs, n'importe quel type en uniforme, ou équipé d'un k-way flashy peut vous asséner des ordres, et vous de vous exécutez immédiatement sous peine d'être débarrassé de l'endroit manu-militari. C'est ce qui arriva justement à un type à côté de moi, qui à eu le malheur de ne pas coopérer avec les forces de l'ordre avec suffisamment de zèle, s'en est suivi une grosse bousculade à 50 cm de moi. Je suis resté immobile de crainte de me manger un coup perdu, observant le pauvre gars se faire secouer par 4 CRS utilisant alors la "force strictement nécessaire" pour déposséder l'homme d'un objet auquel il tenait et dont il ne voulait se départir, le tout au son des hurlements effrayés de sa femme. Après cette charmante entrée en matière, je me sentais encore mieux.

Entré dans le stade parmi les premiers, j'ai la chance d'assister à une opposition entre les poussins 98 et 99 de Paris et de Lens, car oui ce soir est un grand soir (mais pas le grand soir), il y aura plein d'animation nous annonce t'on dans les enceintes, car le Stade de France fête ses 10 ans. Je ne vois pas bien l'intérêt de fêter les 10 ans d'un gigantesque amat de béton et d'acier, à part peut-être pour les gens de chez Bouygues, qui peuvent se féliciter des 10 premières années d'amortissement financées par nos impôts de ce stade extrêmement rentable... pour eux. Les petits matchs entre les petits joueurs sont divertissants, même si un gars pas loin de moi se met à siffler les gosses du PSG, je lui fait alors remarquer que siffler des gamins de 10 ans c'est un peu débile, il me réponds : "on encourage les nôtres !", moi je n'aurai pas l'énergie de lui faire remarquer que siffler "l'adversaire" ça n'est pas encourager son équipe, et que "l'adversaire" en l'espèce il a dix ans...

Viens ensuite le concert de 30 minutes de la star mondiale Cali (non pas la déesse indienne mais un obscure chanteur de chansonnette pour demoiselles, enfin obscure pour moi a-priori mais je ne regarde pas la tv et je n'écoute pas la radio). Il chantera des trucs fades et musicalement très oubliables, mais viendra faire le show devant le virage lensois, qui est toujours très réceptif à ce genre de conneries, et cela donnera un moment sympathique.

On remballe la scène sur le terrain, et en tribune on aimerait bien mettre l'ambiance, mais comme on a du mal à entendre son voisin quand il vous parle à cause de la sono qui crache les quatre même pubs en boucle c'est un peu difficile. La pub domine le stade, la pub domine la France.

Et là ! Apothéose ! La "cérémonie d'ouverture". Pour les 10 ans, du Stade de France (bien nommé selon moi, car bien à l'image de la France), on nous imposa une interminable (mais très minable) mise en scène, où pêle mêle, sont sont venus des hommes aux couleurs des deux clubs enfermés dans des bulles en plastique, qui traverserons mollement le terrain pour exécuter une corégraphie aussi longue que dénuée d'esthétique ou de sens évident. Arrive ensuite les deux parachutistes au couleurs de chaque club, et j'ai bien du mal à m'émerveiller devant cette "prouesse". Mais ça n'est pas fini arrive enfin un troisième parachustise (ou parapentise d'ailleurs, je me fiche complètement de la différence), censé être un arbitre, mais qui se révèle, après une astucieuse transformation vestimentaire, être une femme pulpeuse, vêtue d'une robe à paillettes digne des années 70, elle sortira ensuite le trophée du soir de quelque part, mais je ne sais pas trop dire d'où, mon attention ayant décliné proportionelle ment à l'intérêt du "spectacle".
Le tout s'étant déroulé sur le musique de films à grands succès américains, le publique a applaudit gentiment quand cela c'est enfin terminé, et le speaker s'est fendu d'un commentaire élogieux et enthousiaste sur cet "événement", offert par on-ne-sait-qui pour les 10 ans du stade.

Après tout ça on en oublierai presque que la raison de notre présence en ce lieu, c'est quand même un match de foot, mais l'entrée des joueurs, nous le rappellera bien à propos.

En ce qui concerne le match je n'en dirai rien, je n'ai pas envie L'ambiance dans les tribune fut elle digne des montagnes russes, des fois très bien, des très nulles, pareil pour du côté des parisiens, on n'entends pas grand chose dans ce stade conçu pour des spectateurs.


Pour le fameux penalty, chacun se fera son opinion, moi j'ai la mienne, mais faut bien reconnaître que tout le monde s'en fiche.

samedi 16 février 2008

A mon tour de vomir ma haine de ce monde.


loneliness by ~toko

A mon tour de vomir ma haine de ce monde.

Mes camarades l'ont fait avec brio (voir les deux sites ardemment conseillés). Mais j'ai moi aussi mon mot à dire. Et pas qu'un seul même.

Dans quel monde vivons nous ?

j'évolue parmis des gens qui vivent entre médiocrité subie et entretenue, à coup de télévision débile, de culture verrouillée par les élites, de misérabilisme entré dans les moeurs, pauvreté, précarité, agressivité, valeurs humanistes foulées au pied par "soucis de réalisme", et autres considérations consternantes. Et j'ai la nausée.

Les gens se traitent comme des chiens, et traitent leurs chiens mieux que leurs semblables.
Les élites se moquent de classes moyennes en entretenant leur futiles espoirs d'accéder à la même aisance qu'eux.
Les classes moyennes méprisent et craignent les plus pauvres de peur de perdre les minables biens qu'ils ont accumulés pendant des heures de frustrations et d'obéissance rémunérées. Et ils ne songent pas un instant en regarder ceux qui sont au-dessus d'eux, trop occuper à craindre ceux qui se traînent juste au dessous de leur situation.
Les plus pauvres traînent d'ailleurs leurs gueules sur le macadam dans une indifférence feinte, et interpellent, insultent, supplient parfois en crevant sous nos yeux.
Et moi au milieu de tout ça j'ai bien du mal à faire comme si.

Comme si, seul, mon pathétique et vain destin, était quelque chose de hautement important, qui impliquerai que je me prenne très au sérieux, que je lutte pour me place (même si lutter pour sa place sa veut dire lutter contre les autres), que je crois à ce que je fais, que j'y croirai si fort que j'en oublierai que tout simplement un jour je vais crever et que ça n'aura aucune importance.

Je n'ai vraiment pas envie de faire comme si.
Vraiment pas envie d'écouter le jugement sur moi d'abrutis qui sont tout ce que je méprise. Vraiment pas envie, d'accumuler des objets dont je n'ai pas besoin et de les remplacer quand j'en aurai l'occasion plutôt que lorsque c'est nécessaire. Vraiment pas envie de me pourrir l'existence à échanger mon temps contre de l'argent. Vraiment pas envie, d'être "informé" sur toute la misère du monde, sur la violence ailleurs, sur la chance que j'ai d'agoniser dans la pollution, dans le stress, la solitude, l'inquiétude et l'oppulence en occident. Vraiment pas envie, de fermer ma gueule. Vraiment pas d'ignorer tout les clodos parce que de toute façon, ils sont trop nombreux, ils sont alcoolisés, ils sentent mauvais. Vraiment pas envie d'être à leur place. Vraiment pas envie d'avoir peur des étrangers alors que mon grand père était un étranger. Vraiment pas envie de voter pour des visages derrière lesquels il n'y a pas de projet de société, ou pire encore un projet de société que je refuse. Vraiment pas envie de cautionner ce systéme en votant d'ailleurs. Vraiment pas envie de laisser les autres décider à ma place. Vraiment pas envie qu'on me prenne pour un gamin. Vraiment pas envie qu'on me manipule. Vraiment pas envie d'être un de ceux qui entretiennent le systéme. Vraiment pas envie de croire en des contes de fée sur l'âme éternel, sur un grand créateur qui n'a rien d'autre à foutre de se demander si on a été sage et obéissant ou pas, et autres conneries sur la vie après la mort. Vraiment pas envie de croire que je détient la vérité, et encore moins d'essayer d'imposer ma vision du monde aux autres. Vraiment pas envie de renoncer à mes convictions pour m'intégrer où que ce soit et avec qui que ce soit. Vraiment pas envie qu'on essaie de me faire croire que j'ai des choix à faire et que je suis entiérement, totalement et irrémédiablement responsable de toutes les merdes qui m'arrive. Vraiment pas envie de grand chose ...

Peut-être que je n'ai toujours pas tourné la page d'un adolescence rebelle (même si je n'étais pas rebelle dans mon adolescence), que je n'ai toujours pas grandi, que je ne suis toujours pas un adulte qui encaisse plus ou moins en silence, plus ou moins avec l'aide d'antidépresseurs, d'alcool, de clopes, de je ne-sais-quelle drogue. Peut-être que je suis un inadapté social, ou psychologique, que quelque chose a foiré dans mon éducation, dans mes expériences de vie, dans ma physiologie, qui fait qu'aujourd'hui je souffre à la vue du monde dans lequel j'évolue et qui me semble insoutenable par moment. Mais en attendant quelque soit le merdier, intérieur ou extérieur, à l'origine de ma souffrance, je souffre.

Je sais que je suis risible de me répandre en considération navrante sur l'état des choses et sur mes petits états d'âmes.
Alors quitte à être risible, je le serai jusqu'au bout en publiant les mots qu'utilisait un humoriste américain pour conclure ses spectacles, plutôt que ceux d'un éminent philosophe pour terminer :

“The world is like a ride in an amusement park. And when you choose to go on it, you think it’s real because that’s how powerful our minds are. And the ride goes up and down and round and round. It has thrills and chills and it’s very brightly coloured and it’s very loud and it’s fun, for a while. Some people have been on the ride for a long time and they begin to question, is this real, or is this just a ride? And other people have remembered, and they come back to us, they say, “Hey – don’t worry, don’t be afraid, ever, because, this is just a ride…” And we… kill those people. “We have a lot invested in this ride. Shut him up. Look at my furrows of worry. Look at my big bank account and my family. This just has to be real.” Just a ride. But we always kill those good guys who try and tell us that, you ever notice that? And let the demons run amok. But it doesn’t matter because: It’s just a ride. And we can change it anytime we want. It’s only a choice. No effort, no work, no job, no savings and money. A choice, right now, between fear and love. The eyes of fear want you to put bigger locks on your doors, buy guns, close yourself off. The eyes of love, instead, see all of us as one. Here’s what we can do to change the world, right now, to a better ride. Take all that money that we spend on weapons and defences each year and instead spend it feeding and clothing and educating the poor of the world, which it would many times over, not one human being excluded, and we could explore space, together, both inner and outer, forever, in peace.”
Bill Hicks


La prochaine fois il y aura une nouvelle de publiée, normalement. (pour ceux que ça intéresse) .

dimanche 27 janvier 2008

Prêt à Blogger Vasco ?


Puisque tout le monde le fait, pourquoi pas moi ?

Puisque tout le monde estime son avis ou sa prose digne d'être lu et commenté par d'autres, pourquoi pas moi ?

Je vais mettre en oeuvre un bel exemple de "moutonisme", si on avance vers le ravin tout ensemble au moins aurais-je la chaleur du troupeau comme consolation.

Bien maigre.
Mais ça s'annonce quand même difficile. Car je me connais, je manque de discipline et de persévérance, donc alimenter un blog (de nourriture textuelle) me demandera bien des efforts, enviasger une périodicité fixe je n'ose même pas y penser. Peut-être que si je m'y mets vraiment ça aura un aspect thérapeutique.

Ou alors je ne m'y mettrai pas vraiment...

On verra.
illustration : sheep by ~dangerousllama